08.06.2010

Lorsque l'Homme lit...

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"Souper mortel aux étuves" de Michèle Barrière : Viens casser la croute dans le 14e... siècle

Paris, 6 janvier 1393. Messire Jehan est retrouvé la gorge tranchée dans les étuves mal famées de la rue Tirechappe. Pour venger son mari, la jeune Constance va devoir mettre les mains dans la pâte et se faire engager comme cuisinière dans un bordel peu recommandable.

Voilà pour le pitch de ce roman policier médiéval... Enfin, on est loin du thriller, et pour tout vous dire, l'intrigue est un peu légère. D'ailleurs je vous dis déjà la fin, ça finit bien : méchants démasqués, amour retrouvé, honneur vengé. Non, l'intérêt ce roman c'est la découverte du Paris du 14ème siècle et ses ruelles sombres, une ville qui vit 24h sur 24 avec ses coupeurs de bourse, ses forts des halles (sans les halles), ses servantes qui vont acheter les poissons tout droit pêchés dans la Seine.

Mais la vraie originalité de ce roman, et le vrai motif de sa rédaction par Michèle Barrière, c'est le duel de cuisinier entre l'héroïne et Guillaume, son rival et maitre-queue du royaume. Car la romancière est avant tout journaliste culinaire et nous fait partager avec délectation son amour pour la cuisine du temps jadis. Et l'on apprend, oh surprise, que la cuisine de l'époque était légère et acidulée, colorée et facile à préparer. Maintenant je rêve d'un rost au verjus et de picada de roquette. Et en plus je peux les faire puisque toutes le recettes sont à la fin du bouquin !

En conclusion : pas forcément le meilleur roman du monde mais malgré tout fort distrayant. Une originalité que je voulais saluer !

Pour qui : Jean-Pierre Coffe, Lorant Deutsch, Taillevent, les fans d'un diner presque parfait.

Pour pas qui : Pierre Ménes, Ronald Mc Donald, Jean-Louis Gaudin, les adeptes de Picard.

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11.05.2010

Lorsque l'Homme lit...

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"La malédiction d'Edgar" par Marc Dugain : Maudit Edgar !

Comme je suis bon, généreux et que je pense chaque jour à irradier mon prochain d'une bonne dose de culture générale, j'ai décidé, cher lecteur, de te donner à lire un livre d'Histoire. Je t'entends souffler derrière ton écran "Ah les livres d'histoire c'est chiant, ça me rappelle l'école". Et oui cher lecteur, j'ai aussi le don de voir ce que tu fais derrière ton écran, et sans chatroulette qui plus est. Je lis dans toi comme dans un Télé 7 Jours !

Où en étais je ? Ah oui, l'Histoire. Mais ne t'inquiète mon petit Internaute velu, le livre n'est pas une vraie biographie de John Edgar Hoover, omnipotent directeur du FBI de 1924  à 1972 (oui oui, tu as bien lu mon ami calin, presque 50 ans à gouverner l'une des plus grosses agences politico-policière du 20ème siècle).

Marc Dugain crée un style mi-biographie mi-roman, un "bioman" si vous voulez (je suis le roi des jeux de mot moi ce soir, t'as vu ça ma petite virtualité joviale ?). Bref, l'auteur de la Chambre des officiers se met dans la peau de Clyde Tolson, éternel bras droit - et amant !- de l'infâme Edgar.

A travers ces 500 pages qui se dévorent d'un trait, on comprend pourquoi le bonhomme a tenu autant de temps à la tête du Bureau : année après année, il constituait de solides dossiers sur les uns et les autres de manière à se rendre parfaitement indispensable et surtout invulnérable, faisant et défaisant les Présidents. Je ne sais pas démêler le vrai du faux dans cette "romographie" (moins bien que bioman, non ?), alors j'ai envie de tout prendre au pied de la lettre : la vulgarité de Truman, l'assassinat de Marylin par le clan Kennedy, les facéties sexuelles de JFK, l'insolence de Bob Kennedy et les coups fourrés de Nixon.

Evidemment c'est très bien écrit, évidemment on adore détester John Edgar, évidemment vous allez le lire : je le veux !

Pour qui : les fans de la théorie du complot, de romans d'espionnage et ceux qui ont besoin de réviser leurs Présidents américains depuis 1924.

Pour pas qui : les fans de JFK (qui vont tomber de haut), le patron du KGB (oui, je sais, ça existe plus), les anti-américanistes primaires  

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27.04.2010

Lorsque l'Homme lit...

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"Darling" : Sale, moche et pervers, Jean Teulé s'éclate dans le glauque (mais pas nous!)

Jusqu'à présent, je ne vous ai parlé que de livres que j'avais aimés. Je suis parti du principe que je n'allais parlé que de livres qui méritaient d'être lus mais j'ai changé d'avis. Il est de mon devoir, chers lecteurs, de vous mettre en garde contre les livres moisis, ceux qui vous font perdre votre argent et votre temps. Le "Darling" de Jean Teulé est de ceux-la. Avec le petit plus produit qui fait plaisir : plein de petites scènes de viols et de tortures jusqu'à la nausée.

Bon, déjà, j'aurais du me méfier, un bouquin qui s'appelle "Darling" et qui présente en couverture une grosse vache, c'est clairement pas net. Mais on aurait pu penser à un livre loufoque, et comme j'aime bien le non-sens, je me suis dis "pourquoi pas ?". Cette erreur commise et 6 euros de gachés plus tard, j'ai pu entamer le lecture de cet immondice.

En deux mots, pour ceux qui voudraient quand même connaitre ce joli synopsis, il s'agit de l'histoire de Catherine, née dans une famille de pauvres agriculteurs normands, et qui rêve d'une vie meilleure et qu'on l'appelle "darling" (alors qu'évidemment, elle est grosse moche et stupide). Voilà pour le rêve de Cendrillon. Sauf que le prince charmant n'a pas de cheval blanc mais un camion, une radio CB, et qu'il boit.

Donc après une enfance passée à subir les coups de son père, la haine de sa mère et la mort (violente bien sûr) de ses deux frères, elle part avec son routier de mari vers une descente au sous-sol de l'enfer. S'en suit de nouveaux tabassages en règle (dont un au fer a repassé), des viols collectifs avec les amis de bistrot et un autre avec une pierre (oui oui un caillou). Je l'ai lu jusqu'au bout parce que je me suis dit "c'est pas possible, après tout ça y'a un happy end". Mais non mon cochon, tu continues à subir les délire pervers de l'auteur jusqu'au bout et l'histoire se termine dans une HLM avec un  autre routier.

Affreux de A à Z, l'un des pires livres que j'ai lu mais ce qui est le plus hallucinant, c'est qu'ils en ont fait un film avec Marina Fois dans le rôle titre en grand sur l'affiche. Et mettre la sympathique Marina à la place d'une grosse vache, là, vraiment Jean, c'est moche.

Pour qui : les détraqués, ceux qui ont une vie déjà pourrie et que cela rassure de voir qu'il y'a pire

Pour pas qui : tout les autres... et surtout la mère de Jean Teulé qui doit se demander à quel moment elle a merdé 

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24.04.2010

Une calamité de chat : une hilarité assurée

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Une fois encore, je repartais du Divan des livres plein les bras parmis lesquels Simon's Cat ou comment Simon's Tofield a croqué avec malice les manies abracadabrantes de ses 3 chats : Hugh, Jess et Maisie. Je défie quiconque qui a vécu avec un chat un jour de ne pas se reconnaitre dans ce portrait hilarant : réveil sursaut sous des pétrissements à hauts ronronnement, miaulements intempestifs devant la porte, monomaniaque des placards ouverts et j'en passe.

Bien évidemment, si vous n'avez jamais cotoyé de bêtes à poils, à miaulements et à griffes, vous resterez stoïque, tel l'Homme, n'ayant pas connu les joies du félin de compagnie. En revanche, si comme moi, vous avez passé votre enfance aux côtés de serial-ronronneurs, je vous garantie l'esclaffade, la grande, la vraie... prenez cela comme une bonne séance de rigologie à moindre coût (il parait que c'est branché dixit le dernier Elle).

Et pour vous apâter, tel le chat entendant la boite de croquettes bouger d'un centimètre, voici de quoi vous mettre en appétit :

 

Simon's Cat par Simon Tofield - 14,90 euros  - aux Editions Fleuve Noir. Plus d'info sur le site officiel de Simon's Cat.

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13.04.2010

Lorsque l'Homme lit...

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Un peu de romantisme catalan avec L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafòn.

Je ne sais pas pour vous mais pour moi, une fois sur deux, la décison d'achat d'un nouveau roman se fait uniquement sur la couverture. Et sur celui-ci j'avoue que j'ai été d'entrée attiré par cette belle photo sépia de cet homme et de cet enfant marchant dans le brouillard. Rarement couverture n'aura aussi bien donné le ton d'un ouvrage.

Si vous aimez les grandes fresques familiales, les récits qui courent sur plusieurs années et les personnages hauts en couleurs, alors ce livre est pour vous. Dans ce magnifique roman qui combine à merveille émotion et suspens, on suit Daniel Sempere petit garçon convié par son père à suivre un étrange rituel : pénétrer dans une bibliothèque secrète pour choisir LE livre inconnu qui l'accompagnera toute sa vie.

Ce faisant, le petit gars découvre un auteur dont jamais personne n'a jamais entendu parlé mais qui soulève bien des intérêts autour de lui. Daniel va enquêter toute sa jeune vie pour savoir qui est cet auteur, le tout sur fond de guerre d'Espagne et de montée du franquisme. Ce gros pavé (627 pages) se lit presque d'un trait, mais comme je suis magnanime, je vous laisse faire un pause toutes les 100 pages (ne me remerciez pas).

En me renseignant sur Internet j'ai vu que ce livre que je croyais confidentiel est en faite un des gros buzz du moment. Et je comprends tout à fait pourquoi. Je n'ai lu que des critiques positives à son sujet mais je n'ai pas peur d'enfoncer des portes ouvertes (c'est tout l'honneur du blogueur) et d'en rajouter une couche pour vous enjoindre à vous délester de 8 euros pour vous évader vers cette épopée catalane.

Note à l'attention de ceux qui ont déjà lu ce livre  : pour ma part j'ai une très nette préférence pour Fermin, l'assistant libraire grandiloquent et grand mangeur de Sugus. Et vous ?

Pour qui : les fleurs bleues, les amoureux de Barcelone, ceux qui arrivent à suivre les romans avec plus de 5 personnages

Pour pas qui : les champions de World of Warcraft, les franquistes, les anémiques qui ne peuvent porter plus d'un magazine à bout de bras

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06.04.2010

Lorsque l'Homme lit...

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"Le livre de Joe" par Jonathan Tropper

Dans un style à l'opposé de celui de Maxime Chattam, le livre de Joe est un autre "tourneur de page" comme on dit outre-Atlantique. Dans ce roman inspiré de sa vraie vie, l'auteur nous raconte l'histoire d'un écrivain qui trouve le succès en racontant les vicissitudes et la petitesse des habitants de la ville de son enfance. Malheureusement pour lui, il est contraint d'y retourner pour rester au chevet de son père mourant.

Là, il découvrira que les habitants de Bush Falls (sa ville natale donc) ont la rancune tenace et c'est le prétexte d'une série de mésaventures drôles ou graves qui tiennent le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. Vous l'aurez compris le scénario du retour au village de l'enfant prodigue n'a rien de très original et pour tout vous dire la fin est un peu convenue.

Mais il y a dans ce livre un je ne sais quoi de très attachant. On s'identifie assez facilement au héros et on se replonge assez vite dans sa propre adolescence (les premiers amours déçues, le gros dur persécuteur, les amis que l'on perd au fil du temps...).

Bref, j'avoue que je me suis fait avoir par Jonathan Tropper mais que je ne l'ai pas regretté. C'est un peu comme ces restos en bord de plage : on n'y mange pas très bien, le service est déplorable, l'addition surévaluée mais l'ambiance se suffit à elle même et on en parle encore avec nostalgie lorsque les mois d'hiver sont venus.

Pour qui : les fans de Nick Hornby, les provinciaux déracinés, ceux qui ont déjà porté un teddy

Pour pas qui : les fans de Brett Easton Ellis, les misanthropes, ceux qui mangent au KFC 

Ndlb : pour voir toutes les autres recommandations de l'homme, c'est ici.

30.03.2010

Lorsque l'Homme lit...

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Aucune photo ne peut rendre la beauté de ce décor

Attention  : Objet Visuel Non Identifié ! 

Je ne sais pas si vous êtes un fidèle lecteur de la presse locale, mais pour ma part je profite de mes séjours estivaux en Normandie pour lire la Presse de la Manche. C'est grâce au "premier quotiden de la France libérée"  que je peux me tenir au courant de la date du prochain loto des anciens, de l'inauguration d'une nouvelle boutique de bricolage ou des travaux prévus dans la Grand' Rue de la sous-préfecture. Visiblement je ne suis pas le seul à raffoler des ces infos de premier choix et des visuels façon Martin Parr du pauvre qui les illustrent.

Nos amis Taroop et Glabel ont eu l'idée simple et géniale de réunir les "meilleurs" clichés dans un petit livre vert unique en son genre : tout à la fois livre de photos, tentative artistique réussie et recueil de blagues. Ils se sont paluchés des centaines et des centaines de numéros de titre sde la presse quotidienne régionale pour en extraire un nectar de photos moches et sans intérêts, toutes réhaussées d'un commentaire à la hauteur du visuel. C'est fou, c'est frais, ça ne veut rien dire : j'adore ! Pas la peine de disserter là dessus plus longtemps, taisons nous et admirons.

Pour qui : les fans des Monthy Python, les amoureux du papier qui tache les doigts, les nihilistes

Pour pas qui : votre collègue qui vous envoie des powerpoint rigolos avec des bébés et des chats qui jouent 

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"Aucune photo ne peut rendre la beauté de ce décor", par Taroop & Glabel, aux éditions Semiose, dans toutes les bonnes librairies au prix de 18 euros.

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23.03.2010

Lorsque l'Homme lit...

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Faites de jolis cauchemars avec Maxime Chattam

C'est le printemps, le moment des cafés en terrasse et les magazines féminins ont déjà sorti leur spécial minceur. Alors pourquoi ne pas parler des romans de l'été , hein ? pourquoi pas ?
Pour ceux qui aiment les romans qu'on ne repose qu'une fois la dernière page terminée, ceux qui n'ont pas peur de se réveiller en sueur au milieu de la nuit en sentant comme une paire d'yeux tapis derrière l'armoire Billy bon marché, alors je ne saurais trop vous conseiller la lecture de Maxime Chattam. Je suis tomber dedans complétement par hasard il y'a un an grâce à une 4e de couverture accrocheuse et j'en suis déjà à mon 5e roman de ce jeune auteur Français. Bref, je suis accroc.
Si vous avez aimé les films Seven ou Saw (le 1 pas les séries B sorties après) alors vous allez adorer. Je vous conceille de commencer par la trilogie de Joshua Brolin : l'âme du mal, In tenebris et Maléfices (Ok il  s'est pas trop cassé la nénette pour trouver les titres).
Brolin est un jeune profiler surdoué qui a laissé tomber une prometteuse carrière au FBI pour revenir dans la police au plus près du terrain. Et heureusement pour les habitants de Portland (Oregon) parceque vu le nombre de tarer qui rodent par là bas, ils ont bien besoin d'un super flic : tueurs cannibales, adorateurs de Satan et veuves noires peuplent cette ville maudite (moi perso, j'irai pas).
Chattam a fait des études de criminologie est un un accroc des détails, il nous dépeint des monstres toujours plus sanguinaires,, toujours plus tordus mais peaufine à fond son histoire pour la rendre crédible. Le malaise est palpable  (c'est toujours étrange de lire des histoires de femmes sclapées vivantes au milieu d'une rame de RER) mais, à l'instar su super flic, on ne lache pas l'affaire avant d'avoir trouver le coupable et compris ses motivations.
Pour qui : pour ceux qui enfants aimaient bien se raconter des histoires dans la pénombre
Pour pas qui : mamie, la dame du cathé et le voisin qui aime bien torturer les petits chats (autant pas lui donner de nouvelles idées)

Ndlb : c'est bien l'Homme qui vous livre ici son témoignage... faut dire qu'il en lit un paquet de livres, l'Homme alors, autant que cela vous soit utile !
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11.03.2010

The Ghost Writer : Polanski n'a pas perdu la main !

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N'entrez pas dans le débat qui cloitra Polanski dans son chalet Suisse mais filez plutot au cinéma voir son dernier thriller. Un suspense qui tient en haleine, des acteurs (Ewan Mc Gregor et Pierce Brosnan) dirigés par des mains de maitre, des images polanskiennes, une mécanique diabiolique. Oui, on peut dire que The Ghost Writer est un bon film.
Tenu en haleine durant près de 2h, Roman fait monter en nous des sentiments troubles tout droit issus d'une angoisse diffuse, d'une ironie ambigüe et d'une intrigue paranoiaque qui va crescendo.
Pour faire simple : allez-y, c'est un très bon film (peut être même meilleur que le dernier Scorsese.
 

 

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02.03.2010

Shutter Island : un Scorsese au paroxysme de son art

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Comment est le dernier Scorsese ? Etonnant, prenant, du grand cinéma. Une fois de plus, on n'est pas déçus.

Et Di Caprio ? Sous la main de maitre de Scorsese, Leo a définitivement laissé de côté son duvet de jeune premier pour devenir un acteur de thriller hors pair.

Le scenario ? D'après les critiques, Scorsese a scrupuleusement respecté le livre de Dennis Lehane; mais il est sûr que nul autre n'aurait su le réaliser comme lui : le suspense est maintenu jusqu'au bout et la fin, qui aurait pu être consensuelle étonne pour laisser le trouble souvenir de Shutter Island nous hanter jusqu'à la sortie.

Et si notre éternel recommencement à nous serait de revoir ce (parfois) dérangeant thriller ?

Le pitch ? En 1954, 2 Marshals (dont Teddy Daniels / Di Caprio) sont envoyés sur Shutter Island pour enquêter sur la volatilisation de Rachel Solando, patiente d'un hôpital psychiatrique où sont regroupés de dangereux criminels aliénés. Sa cellule était pourtant fermé de l'extérieur, des barreaux entravaient les fenêtres; seul un petit bout de papier est retrouvé sous une lamelle de parquet "Loi N°4. Qui est le 67ème?". S'ensuit une formidable et dérangeante enquête parsemée de rêves migraineux et de visions troublantes de la part du Marshal Ted.

 

Ndlb : plus d'info sur le site officiel.

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