11.03.2010
The Ghost Writer : Polanski n'a pas perdu la main !
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02.03.2010
Shutter Island : un Scorsese au paroxysme de son art
Comment est le dernier Scorsese ? Etonnant, prenant, du grand cinéma. Une fois de plus, on n'est pas déçus.
Et Di Caprio ? Sous la main de maitre de Scorsese, Leo a définitivement laissé de côté son duvet de jeune premier pour devenir un acteur de thriller hors pair.
Le scenario ? D'après les critiques, Scorsese a scrupuleusement respecté le livre de Dennis Lehane; mais il est sûr que nul autre n'aurait su le réaliser comme lui : le suspense est maintenu jusqu'au bout et la fin, qui aurait pu être consensuelle étonne pour laisser le trouble souvenir de Shutter Island nous hanter jusqu'à la sortie.
Et si notre éternel recommencement à nous serait de revoir ce (parfois) dérangeant thriller ?
Le pitch ? En 1954, 2 Marshals (dont Teddy Daniels / Di Caprio) sont envoyés sur Shutter Island pour enquêter sur la volatilisation de Rachel Solando, patiente d'un hôpital psychiatrique où sont regroupés de dangereux criminels aliénés. Sa cellule était pourtant fermé de l'extérieur, des barreaux entravaient les fenêtres; seul un petit bout de papier est retrouvé sous une lamelle de parquet "Loi N°4. Qui est le 67ème?". S'ensuit une formidable et dérangeante enquête parsemée de rêves migraineux et de visions troublantes de la part du Marshal Ted.
Ndlb : plus d'info sur le site officiel.
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26.01.2010
La Clique : un show époustouflant (et un peu trash)
Vendredi dernier, avec Mellie, nous sommes allées voir La Clique @ Bobino !
Mélange de cirque, music-hall, cabaret et théâtre, La Clique est un spectacle à part. Si difficile à qualifier que je vous dirais tout simplement allez-y !
Et ensuite ? Se laisser surprendre par :
- Captain Frodo, un contorsioniste norvégion à l'humour un peu tordu
- The English Gents, un du australien étonnant qui nous laisse sans voix, tant par leur prestation très musclée que par leur détonante irrévérence
- Ursula Martinez, une prestidigitatrice espagnole qui dévoile sans pudeur les coulisses de son meilleur tour, n'ayant d'yeux que pour so joli petit foulard rouge qui disparait pour mieux réapparaitre dans de malicieuses provocations
Le célèbre berlinois David O'Mer (oui, celui de la baignoire, connu pour être le chouchou de ces dames) avait rejoint depuis 1 semaine la troupe londonienne pour laisser place à un dormeur envoutant, qui passe sans encombre du tour de force à la pause romantico-nostalgique.
Nous n'oublions pas une patineuse caquetteuse, une diva un brin aguicheuse, un adepte du cerceau et un clown-prestidigitateur d'un tout nouveau genre.
Alors, on va voir ce spectacle funny, sexy and a little bit dangerous ? Oui, et on se laisse un peu encannailler pour l'occasion... car c'est divin !
La petite info en plus pour briller en soirée ? La Clique est née en 2004 lors du fameux festival d'Edinburgh.
La Clique au théâtre Bobino, 14 rue de la Gaité, Paris 14. Prolongations jusqu'au 28 mars 2010. Du mercredi au samedi à 20h30. Samedi à 17h et dimanche à 17h30. De 15 à 70 euros. Plus d'informations ici.
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12.01.2010
Le baiser de la veuve au Théo Théâtre
Dimanche, je suis allée voir Le Baiser de la Veuve d'Israël Horovitz au Théo Théâtre.
Une pièce jouée par une jeune compagnie dans un tout petit théâtre. Mérite-t-elle de se déplacer dans le 15ème (M° Convention), d'acheter une place à 16 euros et de pénétrer durant 1h30 la vie de ces trentenaires - Bobby le bélier, George la crevette et Betty la petite souris - marqués par un lourd passif commun ?
Ma réponse est oui, pour la performance de ces 3 très bons comédiens, sous réserve d'avoir le coeur bien accroché. En effet, le lien qui unie les adolescents qu'ils étaient est source de séquelles sur ces 3 vies, pour certaines brisées.
L'histoire est dure, très dure. Certaines scènes sont violentes et leur violence est décuplées du fait de la petitesse de la salle qui nous plonge au coeur de leurs démons. Quoi qu'il en soit, le jeu des acteurs est étonnant alors donnez leur leur chance et soutenez cette jeune troupe en faisant grossir les rangs de leur public (certes bon mais encore peu nombreux) !
Le Baiser de la Veuve d'Israël Horovitz, mise en scène de Rahim Nourmamode avec Renaud Fulconis, Leila Ounis et Valéry Valère jusqu'au 28 février au Théo Théâtre, 20 rue Théodore Deck, Paris 15ème, les vendredis à 20h30, samedi à 21h45 et dimanche à 17h. De 16 à 20 euros. Réservations au 01.45.54.00.16.
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30.12.2009
Les indégivrables : complètement givrés !
Je sais, je vous bassine tout le temps avec ma super librairie Le Divan (rue de la Convention dans le 15ème), il n'empêche qu'une fois de plus, j'y ai fait une petite découverte qui m'a valu quelques fou rires.
Les causes de ces grosses marades ? Les Indégivrables, des BD (strips pour être exacte) sorties tout droit de l'esprit du très percutant Xavier Gorce. Dessinateur de presse, il se dit zoophile depuis 1986 pour finalement se spécialisé dans la pinguinologie en 2004. Mais revenons en aux Indégivrables...
Pourquoi c'est bien ? Parce qu'on entre dans le monde merveilleux d'Happy Feet sans quitter un oeil acerbe sur la vie politique et culturel du moment. Tous les sujets d'actualités sont passés au crible, du plus anodin au plus emblématique d'une société pleine de paradoxes.
En bref, on adhère à fond !
Ndlb : Les Indégivrables ont un blog, il est là !
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22.12.2009
Maé, le retour !
Vous le savez, j'avais dévoré avec enthousiasme le 1er numéro il y a quelques mois de cela. Alors, bien évidemment, quand le 2nd est sorti, je ne me suis pas faite prier pour me jeter sur les nouvelles aventures de Maé !
Alors, que trouve-t-on dans ce 2nd cru ?
Une Maé qui, bien que grandissante, n'en est pas moins survoltée, débordante d'imagination et de répartie et bien évidemment, toujours aussi attachante !
Alors on fait quoi ? On se procude le Tome 2 et on l'offre à sa copine qui a une fille du même âge, à sa soeur enceinte ou à son frangin peu convaincu par l'intérêt d'avoir des enfants.
Ndlb : retrouvez le blog de Pacco là.
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16:05 Publié dans 2 - Les mardis, c'est culture ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pacco, maé, saison 2, bd, bande dessinée
21.12.2009
Carmen Maria Vega : détonnante !
Le 20 novembre dernier (oui, je sais, presque 1 mois pour écrire un post, il y a de l'abus mais plein de choses on fait que, bref), avec Mellie, nous sommes allées voir Carmen Maria Vega à La Cigale.
Vous le savez, après l'avoir découverte chez Pénélope, j'étais rapidement devenue fan de cette jeune lyonnaise à la voix soul étonnante. J'avais ainsi entrainée Mellie à la Cigale pour voir la fameuse menteuse en chair et en os. Et bien figurez vous que nous n'avons pas été déçus, pas le moins du monde, bien au contraire !
Carmen Maria Vega, au delà d'être talentueuse, est drôle, étonnante, et tout particulièrement attachante.
C'est simple, on a envie d'aller boire un verre avec elle à la fin du concert car après 5 minutes de concert, on sait déjà que cette fille est sympa.
Et sinon, ça donne quoi ? Ca donne des couplets à l'emporte pièce entrecoupés de dialogues virulents tous droits issus de la vie de cette jeune artiste et de son comparse Max Lavégie (à la guitare) qui lui écrit ces textes fabuleux qui parle à chacun.
Dans une ambiance survoltée interrompue d'anecdotes déclarées avec fantaisie et humour, on retrouve au travers de ses mélodies ses expériences de serveuses ("Mia"), d'hôtesses d'accueil, d'accro du boulot ("Hiérarchie") voire même, une rupture douloureuse et bien évidemment, la célèbre menteuse dont on se ne lasse pas.
En bref ? Je recommande vivement ! Allez-y, cela vaut 1000 fois les 40 euros que coute la place.
Allez, vu que je suis une chic fille, je vous fais découvrir l'une des mes préférées : "Hierarchie"
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15:53 Publié dans 2 - Les mardis, c'est culture ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : carmen maria vega, concert, la cigale, paris, la menteuse
23.11.2009
Les herbes folles : Alain Resnais se fout du monde !
Pour me détendre en fin de week end, mon amoureux et moi avions décidé de nous faire une bonne toile. Et cette fois ci c’est moi qui choisis (parce que sinon on se retrouve à regarder des filmes d’horreurs à la Saw VI (ha ha ha) ou tout autre réalisation contenant un monstre et/ou un tueur en série particulièrement vicieux.
Non, il fallait prendre les choses en main et faire une contre propositions fracassante, j’ai donc choisit les Herbes Folles d’Alain Resnais. Enfin bon film français intelligent, pétillant et Prix du jury à Cannes, s’il vous plait !
Sauf que non, c’était pas du tout ça. Une espèce de bouillie infâme, scénario inexistant, scènes complètement incohérentes les unes avec les autres.
Je crois qu’il y’a 2 moments qui résument parfaitement le film la première et la dernière. Dans le générique d’intro, Resnais nous gratifie d’un joli plan séquence de 5 min sur un brin d’herbe qui pousse a travers l’asphalte d’un vieille route. Les noms des acteurs et de tous les partenaires défilent lentement sur un fond de musique de toilette de station service d’autoroute. Là, très vitre, on a compris que la séance allait être longue très longue.
Ensuite, tout s’enchaine sans le moindre fil conducteur, une série de saynètes biens chiantes, avec des dialogues répétitif dont on ne comprend d pas bien l’utilité (si c’est du comique de répétition, c’est raté). E
t puis cette scène, finale, je vous la décris car je crois qu’elle peut figurer dans le top 5 des phrases de fin les plus stupides. La caméra vole dans le ciel et entre dans une maisons genre bâtisse en pierre de la lande bretonne, elle entre dans la chambre d’une petite fille (jamais aperçu auparavant dans le film) qui s’exclame : « Quand je serai un chat, moi je mangerai des croquettes ». Clap de fin, générique, rallumer les lumières. Vous l’avez compris, fuyez, même au 2e degré c’est affreux, long et pénible. Je suis sûre que Pierre Berger péférerais donner 20€ au Téléthon plutôt que de payer pour deux places pour ce film.
Ndlb : Pour ceux qui ont vu le teaser et qui croient encore qu’Edouard Baer et l’ex Deschien dont j’ai oublié le nom (sorry !) jouent dans le film , c’est une vaste arnaque pour attirer les moins 60 ans vers les films de Resnais : ils n’y sont pas !
Ndlb2 : à la place, allez voir Le Vilain de Dupontel, c'est 1000 fois mieux !
16:22 Publié dans 2 - Les mardis, c'est culture ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ciné, cinoche, cinéma, culture, les herbes folles, alain resnais, edouard baer, abine azzema, andré dussolier, sortir
10.11.2009
Le Vilain : un Dupontel tordant, qui va de vilainies en cynisme aguerri
Hier soir, l'homme et moi somme allés à l'avant-première du Vilain (merci Azzed), le nouveau film réalisé par Albert Dupontel avec Dupontel himself en vilain garçon et Catherine Frot en vieille (et brave) dame maudite pour avoir enfanté un fils capable de telles vilainies.
Et bien figurez-vous que l'homme et moi avons adoré, le film... et l'homme (Dupontel, venu nous répondre à quelques questions juste après la séance).
Alors pourquoi s'acoquiner avec Le Vilain (au cinéma à partir du 25 novembre) ?
- Tout d'abord parce qu'on aime ce côté sale gosse poussé à l'extrême et surtout, joué à merveille par Dupontel. Même si Albert nous a confié que la tache n'était pas simple de se déconnecté de l'univers "Bernie" qui a fait sa renommée et de ne pas retomber dans le même schéma, il relève parfaitement le challenge : on y retrouve bien sûr ce lien unique et parfois dévastateur qui lie parent et enfant; on y retrouve aussi le côté huit clos avec un nombre très restreint de personnages et de décors; on y retrouve enfin un animal (pas un canari cette fois-ci mais une tortue) potache qui nous fait rire aux larmes (mais je ne vous en dis pas plus).
- Ensuite, parce que Catherine Frot y est étonnante en vieille dame. Le rôle, nous dit Dupontel, il ne l'avait pas intentionellement écrit pour elle. Et pourtant, alors qu'il se trouve enlisé dans une scène aussi drôle que farfelue, il ne trouva d'issue qu'en imaginant ces (d)étonnantes paroles dans la bouche de Catherine. Son accent et son caractère si particulier agrémentant le tout d'un brin de folie que seule elle pouvait instiller de la sorte. Et ça tombe bien, car, Catherine, je suis fan (voyez notamment "Le crime est notre affaire" avec elle et Dussolier dont je ne me lasse pas) !
- Enfin, car Nicolas Marié en Doc Williams détruit par ce Vilain garçon qui lui avait volé ses ordonnances, les avait utilisées à mauvais escient pour ensuite le laisser s'embourber dans une réputation accablante, est à se tordre de rire. Un acteur qui ce serait aussi (toujours selon M. Dupontel) laisser aller à quelques improvisations particulièrement mordantes (et surtout tordantes) notamment le retrait d'une balle dans... le mur de la chambre du Vilain et non plus dans son épaule (mais il faut le voir pour comprendre).
Sans oublier pour tout le reste :
- les autres acteurs du casting, du promoteur immobilier verreux à la prof d'Espagnole déchue après avoir été victime d'une réputation peu glorieuse (toujours ce Vilain!) et soucieuse d'assouvir sa vengeance en passant par Pénélope, la tortue rancunière (mais au bout d'un moment, le Vilain se "méfie un petit peu")
- Et bien sûr, Albert Dupontel qui, même s'il rêve en secret de filmer des batailles napoléoniennes sanglantes, nous livre ici un film qui vous embrigade dans un humour mêlé de potacherie et de cynisme dont seul lui, pouvait être à l'origine.
Ai-je vraiment besoin de conclure en vous disant que je vous le recommande ?
Pour voir la bande annonce, c'est là :
Ndlb : crédit photo - StudioCanal
Ndlb : pour plus de ciné, bouquin, bd, expo, c'est là.
13:43 Publié dans 2 - Les mardis, c'est culture ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le vilain, albert dupontel, catherine frot, film, ciné, cinoche, canal+, comédie, film français
03.11.2009
Une demi-douzaine d'elles : bof, bof
Quand j'ai extrait du rayon BD de ma librairie préférée Le Divan, ce livre édité par L'Association, j'ai été immédiatement séduite par le pitch : 12 portrait de femmes contemporaines, peut être plusieurs avec lesquelles je trouverais des affinités.
Et bien c'était bien me tromper ? Plutôt que femmes contemporaines, je dirai que ce sont ici des stéréotypes qui sont décrits : la Marie-couche-toi-là, l'artiste dépressive, la garçon manqué en mal de vivre, la femme enceinte qui se sent telle une baleine, etc.
Sans aucun points communs, ces femmes se croisent, soit. Alors oui, en filigrane, on aperçoit de pseudos sociotypes : crise de la quarantaine, crise de l'adolescente, crise de l'amoureuse, crise de maternité, soit également mais très peu pour moi.
Bref, des portraits qui peinent à aller en profondeur de leurs personnages et un scenario relativement plat. Et que l'on essaie pas de me dire que je ne suis pas la cible !
Avis global : très bof, bof.
"Une demi-douzaine d'elles" - Intégrale des 6 volumes - D'Anne Baraou et Fanny Dalle-Rive. Editions L'Association. 22 euros.
Ndlb : tous les précédents posts culture là et ceux sur d'autres BD ici.
13:33 Publié dans 2 - Les mardis, c'est culture ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bd, demi douzaine d'elles, anne baraou, fanny dalle rives, bande dessinée, femmes, portrait de femmes, livre, culture, l'association, indépendant, littérature














